CITIZ : un exemple d’autopartage coopératif

Citiz est le premier réseau coopératif d’autopartage en France. Fondé en 2002 sous le nom de France-Autopartage,
il regroupe aujourd’hui 15 opérateurs locaux d’autopartage indépendants.

Le réseau est ainsi présent dans une cinquantaine de villes françaises. ces services permettent à près de 15 000 adhérents
 de se partager l’usage de 700 voitures réparties sur plus de 300 stations. Nous avons interrogé le dirigeant national de ce réseau : Jean-Baptiste Schmider. 

Quel est le statut de ce réseau d’autopartage ?

Citiz est un réseau coopératif d’opérateurs d’autopartage en France. Il a été créé dans le but de mutualiser leurs expériences, leur fonctionnement et leurs investissements ainsi que promouvoir le développement de ce service dans de nouvelles villes en France. L’idée qui a présidé à la création de Citiz était que les voitures, au travers des parkings et autres infrastructures routières, accaparent exagérément l’espace urbain. Citiz est présent dans 90 villes françaises.

Fondé en 2002 sous le nom de FranceAutopartage, il adopte la marque Citiz, devenant le réseau Citiz en septembre 2013.

Chaque utilisateur d’un service local d’autopartage du réseau Citiz peut louer une voiture auprès d’un autre service local, sans payer d’inscription ou d’abonnement supplémentaire.

Le siège du réseau Citiz est basé à Strasbourg. Citiz est membre de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports Grand Est.

En quoi Citiz diffère-t-il d’autres réseaux ou plateformes de locations de voiture ?

Il s’agit d’un réseau de proximité destiné à des emprunts de courte durée, les voitures Citiz sont accessibles en libre-service 24h/24, même à la dernière minute, la location des voitures Citiz peut être de une heure et jusqu’à plusieurs jours, elle est facturée à l’usage réel, à l’heure et au kilomètre parcouru, le carburant et l’assurance tous risques sont inclus.

La principale différence est que les opérateurs d’autopartage Citiz sont à but non lucratif (coopératives) ou sous forme de services parapublics (SEM, régie municipale).

Quelles sont les formes coopératives des entreprises locales ?

La plupart sont en Scic, d’autres en entreprises parapubliques (SEM, SPL, régie) ou en coopératives de consommateurs. Ainsi, à Bordeaux, la Scic regroupe des bénéficiaires (les utilisateurs, les clients, abonnés), les salariés, ainsi que des partenaires publics (Bordeaux métropole) puisque cela concerne la mobilité et des partenaires privés de type Macif, Crédit coopératif. Enfin, il y a aussi Kéolis, l’opérateur de transport public de la Communauté.

Quelle différence avec une Scop ? Une Scop est organisée autour des salariés, une Scic autour de la relation que l’on entretient avec l’activité.

Au niveau national, Citiz coopère avec la SNCF pour diminuer l’usage de la voiture. Une voiture en autopartage équivaut à cinq voitures en usage individuel classique.
On voit ici en quoi et comment une Scic contribue à l’intérêt général, en donnant toute la place à ses salariés et aux autres parties prenantes.

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