Créer des coopératives

La commission nationale propose un outil pour agir contre les fermetures d’entreprises dans le cadre de la campagne pur l’emploi : la mise en place immédiate, dans les fédérations, voire les sections, et en collaboration avec toutes les collectivités territoriales où nous avons des élus, de comités de veille et d’alerte à l’échelle départementale et régionale. Il s’agit de collecter toutes les situations de fermeture ou menaces sur les entreprises, et de réagir en direction des salariés, pour leur proposer, chaque fois que c’est envisageable, d’élaborer un projet de reprise de leur entreprise en coopérative. Plutôt que de seulement lutter contre (le projet du patron ou du fonds de pension qui l’étrangle), il s’agit de lutter pour un projet positif, leur projet. Cela nécessitera évidemment la construction d’un rapport de force, avec les armes dont nous disposons, manifestations, publications dans la presse etc. Une telle solution , sera évidemment bonne pour les salariés, leurs familles et tout le territoire environnant. Et elle participera plus largement à la lutte pour dépasser le capitalisme.

Pour y aider, la commission a édité en mai-juin 2020 un numéro spécial de son journal cooperaC’tif

cette page accueille toutes les initiatives de création de comités de veille et de luttes pour transformer des entreprises en coopératives. Ils pourront ainsi se mettre en relations pour partager et s’entre-aider.

Ne pas sous-estimer les difficultés.

L’ESS est devenue un des fronts de la lutte des classes. L’initiative de la section du Pcf de Monceau les mines pour soutenir les travailleurs de Gerbe, s’est heurtée au tribunal de commerce. (voir ci-dessous.)

Les chambres de commerce et les chambres des métiers ignorent les possibilités qui existent pour des individus ou des groupes de personnes de créer une scop, une scic, ou d’inscrire son activité dans une CAE. Ils ne connaissent que la société financière classique et ne proposent jamais la solution coopérative

Les juges des tribunaux de commerce, justice consulaire privée, survivance de l’Ancien Régime, sont des commerçants élus par leur pairs pour deux ans (ils siègent à 3). Leurs jugements s’appuient  généralement sur le montant du chèque que les repreneurs avancent, même si l’objectif du repreneur est de fermer l’entreprise pou récupérer le fichier client, les procédés de fabrication voire les matériels. Les propositions d’achat de l’entreprise par des salariés passent ensuite car elles sont souvent d’un montant plus faible, même s’ils garantissent que l’entreprise restera ouverte sur place, contribuant ainsi à la vie du territoire local.

Un rapport d’’Arnaud Montebourg de 1998 fut vite enterré. Son enquête parlementaire mettait pourtant en lumière l’étendue des dérives et les dégâts sociaux et économiques liés aux dysfonctionnements de ces Tribunaux. Il y faisait une revue de doléances accablante: liquidations administrées par des juges soupçonnables de partialité, de lenteur, de déni de justice… liquidateurs intéressés personnellement à des affaires, allégations de pots-de-vin et autres anomalies répétitives dans les reprises d’entreprises en difficulté.

Voila un objectif de lutte et de proposition de loi : transformer ces tribunaux en instances démocratiquement élues et transparentes.

Une pétition pour défendre les coopératives

A Montceau les mines : Initiatives de la section du PCF

19 novembre : EOLANE doit continuer !

Dans la situation actuelle de confinement prolongé, tout doit être mis en œuvre pour maintenir l’usine Eolane avec son personnel.

lire le tract de la section de Montceau les mines

12 novembre : GERBE doit continuer !

La Confédération générale des Scop (sociétés coopératives participatives), décrit une entreprise qui pérenniserait des emplois, appartiendrait majoritairement à ses salariés. Ils participeraient à la stratégie de l’entreprise, la réussite n’y serait pas individuelle mais collective, les bénéfices y seraient partagés équitablement entre tous les salarié-e-s. L’innovation ne serait pas pensée au détriment des emplois, mais comme réponse aux défis sociétaux et environnementaux. L’argent ne sera pas une finalité en soi, mais un moyen au service de l’humain.

Pourquoi ne pas essayer ?
« Le Tribunal de commerce a choisi « les rapaces » plutôt que le repreneur, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics! Une autre politique économique et sociale est de plus en plus nécessaire! « 

lire l’analyse de la section PCF de Montceau les mines

Un projet de coopérative chez Kidiliz ?

Le groupe qui détient la marque catimini est en redressement judiciaire depuis le 10 septembre et toues les propositions de reprises sont insatisfaisantes pour l’emploi.Parmi les nombreuses offres, notons (source le courrier de l’Ouest du 22-10 2020)

un projet de reprise en coopérative a été déposé par des salariés de kidiliz, portant sur une dizaine d’emplois.

Les communistes de Vendée lancent l’idée des coopératives

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