Nos ouvrages

Sylvie Mayer et Jean-Pierre Caldier, co-animateurs d’Ap2E  Agir pour une Économie  Équitable ont publié fin 2011 dans les notes de la Fondation Gabriel Péri un petit abécédaire aussi utile que joyeusement polémique.

De A comme Alternative à Z comme Zone économique spéciale, en passant par Bancassurance, Démocratie, Développement durable, Faim, Immigration, Lucrativité, Monnaies, Territoires, Valeurs… Sylvie Mayer et Jean-Pierre Caldier nous font cheminer vers une Économie équitable.

Depuis la publication du Guide de l’économie équitable, leurs études, leurs rencontres, leurs voyages ont enrichi leurs connaissances, leurs propositions et leurs actions pour un co-développement humain durable et solidaire.

Pour ceux qui cherchent des repères, s’interrogent sur la transformation de la société et veulent approfondir leur vision des évolutions du monde : Un « alphabet » utile.

Novembre 2011 – 125 pages – ISBN 2-916374-43-7. Prix : 5.00 €

source Recma Revue internationale

Le guide de l’économie équitable

1462788018Le Guide de l’économie équitable est un ouvrage collectif. Réalisé sous la coordination Sylvie Mayer et de Jean Pierre Caldier, les réflexions et propositions des neuf coauteurs ont été complétées d’études, de tableaux, de chiffres et d’un annuaire des principaux acteurs du commerce équitable et de l’économie sociale et solidaire.

Le Guide de l’économie équitable, partant des principes du Commerce Equitable Nord Sud, amorce une réflexion sur « le devenir équitable de l’économie » :

Est-il possible de transformer l’économie en un système où la valeur du travail serait davantage reconnue ? De changer le statut de la propriété des moyens d’échanges et de production ? De démocratiser l’entreprise ? D’aller vers une transformation sociale hors du système capitaliste financier et de l’administration étatique ?

Le livre est composé de quatre parties ponctuées par les réflexions de Sylvie Mayer :

  • Le Commerce Equitable Nord Sud ses pratiques, ses acteurs, avec les éclairages d’Arturo Palma Torres, deVincent David et de Jean Paul Vanhoove.
  • Une vision de l’économie sociale et solidaire : coopératives, mutuelles et associations. Daniel Arnaudintémoigne sur les SCOP, Maurice Décaillot fait part de ses recherches sur le « juste prix ».
  • L’espérance de construire un commerce équitable Nord Nord. Quel rôle pour la grande distribution ? Un panorama objectif et sans complaisance est dressé. Patrice Bouillon ouvre des pistes pour y faire contre poids. Jean Paul Vanhoove entre dans le vif du débat : commerce équitable et grande distribution sont-ils compatibles ?
  • La question d’avenir : Commerce équitable et alter mondialisation Soixante années du GATT à l’OMC, le commerce équitable est replacé dans le contexte de la mondialisation par Anne-Françoise Taisne. Thomas Coutrot envisage le commerce équitable comme une alternative au libre échange.
  • Fondation Gabriel Péri 2007 10€  l’acheter

Émancipation et pensée du complexe – Entretien avec Janine Guespin-Michel*

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Dans son ouvrage Émancipation et pensée du complexe Janine Guespin-Michel propose l’application de la pensée du complexe à d’autres domaines que le champ scientifique. Pensée du complexe et pensée dialectique peuvent être complémentaires.

Qu’est-ce que la pensée du complexe ? D’où vient-elle ?

Ce que j’appelle pensée du complexe c’est la démarche intellectuelle et conceptuelle que nécessite et induit la révolution du complexe, ensemble des grandes modifications à l’œuvre depuis un demi-siècle environ dans presque toutes les disciplines scientifiques (de sciences exactes comme de sciences humaines). Il ne s’agit pas d’une nouvelle discipline unifiée (il n’y a pas, par exemple, de définition unique du terme complexe), mais plutôt d’une mouvance, au sein de laquelle on peut trouver de nombreuses convergences.

La première convergence est la notion de système dynamique. Elle consiste à envisager tout ou partie des relations qu’entretiennent entre eux des éléments pour comprendre l’évolution de l’ensemble qu’ils forment. Par exemple un « quartier populaire » peut être considéré comme un système dynamique si on prend en compte les interactions entre ses habitants, les travailleurs sociaux, les associations, l’école, la municipalité, mais aussi le chômage, les dealers, les salafistes, les membres du FN, et encore la mixité ethnique, les solidarités, et enfin les interactions avec l’extérieur, les employeurs, la police, l’État. C’est seulement ainsi (et ni « au karcher » ni en résumant tout par « classes populaires ») qu’on pourra comprendre les flambées de violence et éventuellement les aider à se tourner vers des actions politiques positives.

Mais les études mathématiques (portant évidemment sur des systèmes complexes beaucoup plus simples que les quartiers), ont mis en évidence toute une série de concepts nouveaux, qui caractérisent aussi cette révolution scientifique. Ce qui est intéressant c’est que ces concepts correspondent à des propriétés qui peuvent être explicitées sans avoir recours aux mathématiques qui leur ont donné naissance et qui s’appliquent dans de très grands nombres de cas. Je n’en donne ici que les exemples les plus simples, mais je les détaille davantage dans mon livre.

D’autres concepts peuvent être illustrés par la mayonnaise. Lorsque l’on ajoute l’huile en battant, on augmente la quantité d’émulsion huile/eau (l’eau provenant de l’œuf). À un moment donné, lorsque la quantité d’émulsion a atteint une certaine valeur dite critique, la mayonnaise « prend » : dans le bol entier le liquide visqueux se transforme en gel. Le bol et son contenu forment un système dynamique. Le passage de l’état liquide à l’état de gel correspond à une bifurcation du système. Le fait que le contenu du bol s’organise en gel est une auto-organisation.

Lire  l’intégralité de l’interview

Edition du croquant  acheter le livre  et le télécharger

* Janine Guespin-Michel est microbiologiste. Elle est professeur émérite de l’université de Rouen.

Propos recueillis par Florian Gulli.

La Revue du projet, n° 54, février 2016       http://projet.pcf.fr/82955

Petit précis d’histoire sociale de l’Économie sociale

Milesy ESS couvertureL’ESS vit un moment paradoxal.

Il y a cette « modernité » selon laquelle tout procède de la Loi du 31 juillet 2014, qui si elle dit des choses sur l’ESS, si elle porte des mesures nouvelles et positives, se voulant « inclusive » ouvre largement un espace à un entrepreneuriat social sans grandes contraintes.

Modernité et inclusivité interviennent dans un temps où parmi les grandes maisons d’ESS le processus de « banalisation » se poursuit de manière inquiétante : financiarisation de banques coopératives, assurancialisation de mutuelles, commercialisation d’associations…

Pourtant bien des militants, retrouvant les ressorts sociaux de l’Économie sociale originelle, créent, reprennent, innovent, diffusent, une « autre économie » pour un « autre monde ».

Dans ce contexte, il nous a paru utile de faire paraître cette note pour retrouver ces ressorts fondateurs, les femmes et les hommes liés pour l’essentiel au mouvement social de leur temps ont mis en oeuvre une « économie des travailleurs » pour reprendre Marx, ont voulu créer une « république coopérative » pour citer Charles Gide.

Car leur histoire, celle d’une lutte déjà contre les forces libérales est pleine d’enseignement. Elle situe la bataille pour l’Économie sociale et solidaire sur le terrain qui doit être le sien, culturel et politique, avec l’émancipation pour seul objectif.

Jean-Philippe Milesy est militant au sein de l’ESS depuis qu’il s’est engagé dans les SCOP de luttes de la CGT dans les années 80. Il a été Secrétaire général du Collège Coopératif (Paris) et conseiller à la Délégation interministérielle à l’ESS. Cofondateur du « Mondes Initiatives » (2000-2005), il participe depuis 2013 à la politique ESS du quotidien l’Humanité.

ISBN 2-37526-011-1, février 2017, 76 pages, 5€

L’économie équitable, un nouveau projet de société
(Maurice Decaillot)

9782296121492rIl n’y aurait « pas d’alternative » à la société capitaliste ? Cet ouvrage s’efforce, à partir d’expériences et de travaux, d’éclairer les points essentiels abordés : comment échanger et évaluer équitablement hors du déséquilibre marchand ; comment travailler librement, hors de la sujétion salariale au capital ; comment financer l’activité hors de la prédation affairiste ; comment rémunérer les apports de savoir, les services ; comment coopérer solidairement, etc..

ISBN : 978-2-296-12149-2 – Avril 2010 – 200 pages

 

Entre public et privé, vers un nouveau secteur socialisé

rubon431.jpgEst-il possible d’envisager, dans un pays capitaliste développé comme la France un secteur « socialisé », c’est-à-dire reposant sur l’association des travailleurs, avec un financement appuyé sur l’épargne des ménages et totalement déconnecté, au moins directement, des marchés financiers ?

C’est la conviction de Tony Andréani, qui en propose ici l’architecture, les objectifs, les relations avec le secteur capitaliste et l’intersection avec l’économie solidaire.

Quand, de presque tous les côtés, citoyens et salariés sont priés de se plier aux dogmes et aux exigences des marchés financiers, réputés « indépassables » le travail, de Tony Andréani invite au contraire à la réflexion pour leur opposer des alternatives neuves et crédibles.

Les propositions qu’il développe dans cette note de la fondation Gabriel Péri sont donc soumises au débat, dans un moment – crise financière, crise politique, crise de la dette et de la construction européenne – où le besoin de perspectives pour en sortir ne cesse de grandir.

Tony Andréani est professeur émérite de Sciences politiques à l’université de Paris VIII. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le socialisme, notamment Le socialisme est (a)venir (2 volumes, 2001 et 2004, Éditions Syllepse).

Vers une gestion coopérative de l’eau : l’utilisation des sociétés coopératives d’intérêt collectif

Couv_eau.pngL’eau est un bien commun dont chacun est en droit de disposer. L’aspiration des citoyens à prendre part aux choix concourant aux biens communs peut amener à développer une conception coopérative des services publics et proposer une nouvelle forme de gestion. Dans cette perspective, Jean Huet nous propose d’étudier l’utilisation du statut de Société coopérative d’intérêt collectif (Scic), apparu en 2001, pour développer une approche multi-sociétariale et désintéressée de la gestion de l’eau.

Cette recherche met en lumière le fait coopératif pour la gestion des services publics d’eau. La diffusion de cette idée permet de soulever des questions novatrices en matière de mode de désignation de l’intérêt général et des conditions pratiques de sa mise en oeuvre.

Jean Huet est militant de l’économie sociale à travers son mandat de co-président de la Fédération Artisans du Monde depuis 2011. Etudiant en Master 2 Economie Sociale et Solidaire à l’Université Montpellier 3, en 2012-2013, il a obtenu pour son mémoire le 1er prix du 5e concours de la recherche coopérative décerné par la Recma et la Fondation du Crédit Mutuel. Il est chargé de mission Scic à la Confédération Générale des Sociétés coopératives et participatives depuis 2012.

ISBN 978-2-916374-82-6, Août 2014, 105 pages, 4 €

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