Nouvelle fragilisation brutale du travail associatif

communiqué du CAC.

Mauvaise surprise ! Lors des renouvellements des Parcours Emploi Compétences, les associations découvrent, sans aucune consultation préalable, que les règles ont changé.  Signe d’un profond mépris tant pour les associations employeuses que pour les personnes engagées via ces contrats qui subissent une rupture abrupte de leur parcours.

Le quinquennat, marqué à ses débuts par la fin des contrats aidés, finira par un nouveau coup de canif à la politique de l’emploi associative.

Un nouvel arrêté publié le 22 février1 en Ile-de-France stipule que désormais tous les renouvellements seront limités à 6 mois. Le maximum des durées de contrat tombe à 16 mois, 10 mois de prise en charge initiale et 6 mois de  renouvellement. Dans le précédent arrêté de janvier 2021 le renouvellement allait jusqu’à 24 mois, une différence de taille ! Cette décision vide de tout son sens la démarche d’insertion et de formation en principe attachée à ces contrats.

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Nos patrons ont besoin de nous, mais avons nous besoin d’eux ?

Une coopérative autogérée de livreurs à vélo.

Il n’a pas fallu longtemps aux plateformes de livraison pour révéler leur vraie nature. Leurs publicités, parfois relayées par des Pôle emploi, promettent de hauts salaires pour se promener à vélo dans les plus belles villes du pays. Peu de livreurs sont encore dupes mais beaucoup s’inscrivent encore pour y travailler. C’est le sombre reflet d’une société qui ne permet plus l’accès à toutes et à tous à un travail rémunéré correctement. Parmi ces livreurs, certains se sont posé une question naturelle mais que l’on occulte souvent : le travail de nos patrons est-il vraiment indispensable à notre métier ? Si demain nous arrêtons de travailler, nous appelons ça une grève. Si demain les patrons nous laissaient tranquille, nous appellerions ça une trêve.

sur le site de l’Humanité de samedi19 février